Par l'intermédiaire de Geneviève 11 Octobre 2019 :

   "Eugénie, dernièrement on lui a volé son smartphone, elle utilise un petit téléphone donné par son frère. Un drame dans sa famille : V.  un fils de son frère, marié et vivant en Zambie, vient de perdre ses deux enfants, un garçon de 4 ans et une fille de deux ans à peine, dans un incendie dû à une bougie allumée au pied du lit par le travailleur alors que les parents étaient partis travailler au kiosque le soir. V. a grandi chez Eugénie avec les orphelins. Il a été parrainé par l'intermédiaire d'Enfance et partage Haute Picardie. C'est terrible... "
20 Janvier 2020 : ..."Hier J'ai pu avoir Eugénie longuement au téléphone (gratuit par WhatsApp !). Oui elle aide toujours des enfants. Par exemple ceux de sa région natale où elle avait repéré des enfants orphelins de père qui ont pu aller à l'école primaire et les plus grands sont au secondaire. Ils sont intelligents et elle continue à payer leur scolarité. A Ngozi, elle aide des enfants dont la mère, une malade mentale, mais qui a des enfants en âge scolaire même l'ainé est au secondaire et elle a encore un bébé. C'est la misère !
   J'espère qu'elle aura un jour le temps d'écrire elle-même. Comme elle est seule maintenant chez elle, les filles qu'elle a employées pour tenir un peu le ménage ne restent pas. Eugénie pense qu'elles s'ennuient. Eugénie doit donc assumer tout. Elle a une idée : loger une étudiante de l'Université à qui elle assurerait le logement et la nourriture moyennant quelques petits services de tenue de ménage. Elle espère.
   Maintenant elle travaille à la pharmacie de la Polyclinique est très peu payée. Comme elle B78 P14 4n'a pas ni diplôme des Humanités et encore moins Universitaire, (elle est très contente de ce travail) elle ne peut prétendre plus !..."

Le 25/03/2020 à 08:09, Eugenie a écrit :

   "Je sais que vous attendez un petit mot pour le bulletin! Excusez-moi pour ce retard ! C'est que un plus du manque de temps écrire ce n' est pas mon fort.
   En tout cas je suis à l'aise dans mon travail où je rencontre beaucoup de gens différents; ce qui me donne l'occasion d'aider moralement et même matériellement selon les possibilités. C'est une Polyclinique où on fait les examens qui ne sont pas ailleurs mais cher pour les gens simples surtout que souvent ils viennent sans information du prix.
Pour le moment nous sommes dans l'impasse, on a pas encore signalé de cas de Corona virus au Burundi mais les retombées sont déjà là. Les frontières sont fermés alors que tout nous vient d'ailleurs !
   Maintenant tout devient deux fois plus cher. On parle même que bientôt il y aura un manque de médicament.
   Quant aux jeunes étudiants ils sont en plein période d'examens et travaillent bien.
   Je vous remercie de tout mon cœur pour cette aide spéciale pour l'achat de paracétamol contre le Covid-19.
   Nous suivons les informations et je sais combien c'est dur ce que vous vivez nous pensons à vous tous.
   Avec toute mon affection." Eugénie N.